Publié le 8 avril 2026 Mis à jour le 23 avril 2026

Le Lescores est un laboratoire de sociologie générale organisé autour d’un questionnement commun portant sur les processus de construction et de reproduction sociales. Envisagés au niveau macrosociologique (construction des politiques ou des catégories) ou microsociologique (dispositions individuelles), ces processus sont réinscrits dans les rapports de pouvoir et de domination qui les informent.


Les recherches des sociologues du Lescores témoignent ainsi d’une attention soutenue aux hiérarchies et aux inégalités sociales produites et reproduites par les rapports de classe, de genre, de race et de génération. Elles mobilisent des méthodes qualitatives et/ou quantitatives pour restituer la richesse et la complexité des jeux de force et des dynamiques observés dans différents domaines de la discipline (sociologie du travail, de la santé, de l’éducation, des politiques publiques, etc.).


Quatre thématiques de recherche, non exclusives les unes des autres et régulièrement interpénétrées, sont plus particulièrement présentes dans l’unité.

Éducation et socialisation

La thématique « éducation et socialisation » regroupe des travaux consacrés aux institutions, pratiques, acteurs et objets de l’éducation (dans un sens qui ne se réduit pas à la seule scolarité), ou s’intéressant à l’ensemble des processus, socialement situées, par lesquels les individus intériorisent et apprennent des manières de faire, de penser et d’être. 
Ces travaux s’inscrivent dans différents axes de questionnements :

la socialisation primaire et les inégalités ;

l’étude de la prise en charge institutionnelle, dans et autour de l’école, des inégalités et « nouvelles politiques éducatives » ;

les professions et professionnels de l’enseignement et de l’éducation ;

l’éducation dans une perspective plus large, au sens de la formation en général, mais aussi longitudinale ;

les savoirs et leur transmission.

Travail et emploi

Cette thématique rassemble des recherches qui partent du travail et de l’emploi pour interroger les effets de changements structurels (montée en puissance du néolibéralisme, précarisation de l’emploi, phénomène d’inflation des diplômes et dévaluation concomitante des compétences pratiques, désindustrialisation, etc.) sur l’organisation matérielle et idéelle du travail, les conditions sociales, les trajectoires professionnelles et la santé des travailleur.ses, les groupes professionnels, les morphologies des espaces enquêtés et leurs évolutions. 
Elles s’organisent autour de plusieurs domaines :

socialisations professionnelles ;

conditions sociales de possibilité daccès à certains groupes et modalités de déroulement des trajectoires professionnelles ;

formes dengagement au travail ;

dynamiques de désindustrialisation, envisagées au prisme de différents acteurs : patrons et ouvriers, mais aussi populations désormais considérées comme « éloignées » du travail.

Inégalités sociales et politiques sociales

Cette thématique réunit des travaux consacrés aux politiques sociales (de leur conception à leurs effets, en passant par leur mise en œuvre) et aux populations qu’elles contribuent à encadrer. 
Y sont notamment développées des analyses :

portant sur les fractions sociales les moins bien dotées en ressources, et fortement exposées à la précarité, des classes populaires ;

dédiées aux politiques de prise en charge du vieillissement et aux inégalités sociales quelles (re)produisent ;

proposant des études de cas dactivation des politiques sociales ;

articulant appréhension des inégalités territoriales, des inégalités et des politiques sociales.

Analyse localisée des rapports sociaux et du politique

Cette thématique fédère des recherches qui prêtent une attention soutenue aux morphologies sociales (activités économiques, structures publiques, distribution des groupes et catégories socio-professionnels, etc.) des espaces dans lesquels se produisent les phénomènes et s’incarnent les rapports entre les groupes sociaux. Plutôt que d’opposer niveau macro et micro, (inter)national et local, elles étudient : la construction d’espaces sociaux à une échelle locale ; les manifestations et les formes prises, dans ces espaces sociaux vécus, de processus plus globaux et/ou impulsés à distance. 
Parmi les points d’entrée privilégiés figurent :

les mobilités et les circulations résidentielles ;

les recompositions électorales ;

l’évolution des rapports au politique et des votes des classes populaires ;

la désindustrialisation ;

les usages sociaux des espaces naturels, les politiques environnementales et l’écologisation des attitudes ;

les politiques de relogement ou d’insertion.